Pères (et mères) de familles, nous sommes tous inquiets de voir nos enfant s'éloigner du livre. Car nous pensons que c'est inéluctablement la perte de conaissance et de savoir, et d'une culture générale qui est nécessaire et qui manquera à leur vie – privée comme professionnelle.

Cet article nous le confirme : "L'envie de lire explique 18 % de la variation des performances scolaires" (Sophie Vayssettes, analyste à la direction Éducation de l'OCDE)

Joël de Rosnay nous apprend ("Surfer la Vie" – collection Les liens qui libèrent) que des études ont montré une évolution physiologique récente de cette génération que l'on appelle NetGen (et que l'on surnomme "EmptyHeads", car ils ont externalisé leur processus cognitif (sur google ou auprès de leurs communautés, plutôt que dans les livres ou grâce à leur mémoire) : leur cerveau se modifie sous l'effet de ce qu'on appelle le multitasking, c'est à dire la faculté de maîtriser, sur l'ordinateur, plusieurs paramètres à la fois. Leur cerveau a acquis une plus grande capacité à aborder les systèmes complexes, les métadonnées, et à les traiter. Il est très différent d'être un téléspectateur passif ou un internaute actif : dans le deuxième cas, des connexions neuronales spécifiques se forment. Des synapses internes et externes transforment le cerveau "du dedans" et de l'extérieur par les réseaux numériques. Nous le savons aussi, le plaisir de naviguer provoque des formes de plaisirs hédonistes et agréables, des addictions, qui n'ont pas les mêmes registres que le plaisir de lire (ouverture, évasion, rêve). Le danger de Il faut donc re-stimuler la lecture personnelle, car elle demeure très importante pour la réussite scolaire et socialeainsi que pour la construction psychologique de l’adolescent (Catherine CESCO – lecture plaisir – http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/memoires/2000/b/0/00b0105/00b0105.pdf)

Michel Serres le confirme : "L'usage de la toile, la lecture et l'écriture au pouce des messages, la consultation de Wikipedia ou de Facebook n'excitent pas les mêmes neurones que l'usage du livre, de l'ardoise ou du cahier… "

Comme dans toutes les activités aujourd'hui, il leur faudra aprendre à hybrider leurs habitudes de lecture, pour prendre le meilleur de chaque : construire leur mémoire avec une culture générale pérenne, et maîtriser la "culture connectée au monde liquide" et la capacité d'utiliser le meilleur de la toile (crowdsourcing) pour étayer un jugement et prendre une décision.

 

[…] le
Kazakhstan, pays moins avancs conomiquement que la France, la
Grande-Bretagne ou les tats-Unis, les devancent dans cette
notion de plaisir de lecture? C'est une question conomique,
rpond-on l'OCDE, dans ces pays, souvent moins dvelopps, le
livre est encore un objet parfois difficile se procurer. La
[…]

Credits: lecture_canape_rouge by danbart